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  • : Pas à pas vers Santiago de Compostela
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  • : étape par étape nous nous rapprochons de Saint Jacques de Compostelle, à la découverte des paysages, des monuments, des pélerins et de la population.
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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 20:37
La vie sur le Camino, n'est pas toujours "rose". Réveillé avant l'heure légale par des Pèlerins sans gène, le rythme est vite pris : à 6h30 lever, toilette rapide, habillage en fonction de la météo, déjeuner à 7h dans le bar avoisinant l'auberge et à 7h30, entre chiens et loups, premiers pas pour l'étape du jour.
Si quelques gouttes obligent le Pèlerin à endosser ses vêtements de pluie, il proclame à ses voisins, pour se donner du courage le dicton célèbre : " La pluie du matin n'arrête pas le Pèlerin !" et s'en va d'un pas vaillant à la recherche des "flèches jaunes".
Souvent, un autre Pèlerin, moins délicat, proclame, en émettant une louise plus ou moins discrète ou foireuse : " Le pet du matin donne de l'élan au Pèlerin !".
Arrivé à l'étape, l'installation dans l'auberge est tout aussi bruyante qu'au départ. C'est la course aux toilettes, à la lessive et au fil à sécher. Celui qui veut se reposer en est souvent pour ses frais. Dans les cuisines, le manque de vaisselle oblige le Pèlerin à se rendre au restaurant voisin y déguster le "Menu du Pèlerin. Une occasion de visiter la ville ou le village et leurs monuments ou musées, et d'y faire quelques courses.
Vient ensuite l'heure du coucher et, malgré la fatigue, la difficulté de s'endormir. Les ronfleurs et ceux qui grincent des dents sont déjà en action, les flatulences sont lâchées et ceux qui ne se sont pas parlé de la journée commencent à chuchoter à haute voix.
Malgré tous ces désagréments rencontrés, le Camino est l'occasion de rencontrer dans l'effort de la marche, les pauses, les repas, des personnes avec lesquelles se lie une certaine amitié. Chacun marche à son rythme, mais le cheminement fait en sorte que ces rencontres, ponctuées d'un "Buen Camino", sont nombreuses. Les plus rapides doublent les plus lents, Mais à l'occasion d'une pause casse-croûte ou pour un autre motif, les plus lents repassent devant les plus rapides. C'est alors que commencent les échanges  : d'où viens-tu, de quel pays, quel est ton métier, ta famille,... ?
C'est ainsi que nous avons connu, entre autres, une paire de Gersois, élevés en plein Gers sur les bords de la Baïse.
Nous nous sommes rencontrés à l'auberge de Triacastella, puis à Sarria, à Portomarin. Nous les avons perdus à Eireixe pour les retrouver au Monte de Gozo et à Santiago.


Roger et Paul, légèrement exténués par la côte qui débute l'étape Portomarin/Palas del Rey.
Nous les retrouverons dans un prochain article.


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Published by Jean Claude - dans Camino 2009
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