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  • : Pas à pas vers Santiago de Compostela
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  • : étape par étape nous nous rapprochons de Saint Jacques de Compostelle, à la découverte des paysages, des monuments, des pélerins et de la population.
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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 22:13
Dans l'Avare, Molière fait répéter à Valère ce fameux proverbe de Cicéron :
VALÈRE Apprenez, maître Jacques, vous et vos pareils, que c'est un coupe-gorge qu'une table remplie de trop de viandes ; que, pour se bien montrer ami de ceux que l'on invite, il faut que la frugalité règne dans les repas qu'on donne et que, suivant le dire d'un ancien, il faut manger pour vivre, et non pas vivre pour manger.
HARPAGON Ah! que cela est bien dit ! Approche, que je t'embrasse pour ce mot. Voilà la plus belle sentence entendue de ma vie: Il faut vivre pour manger, et non pas manger pour vi... Non, ce n'est pas cela. Comment-est-ce que tu dis?

Sur le Chemin, il faut aussi manger pour pouvoir cheminer mais parfois l'inverse peut se produire. Nous avions généralement choisi de manger pour cheminer soit en préparant nous-même notre casse-croûte de la matinée et notre repas du soir quand l'auberge était équipée d'une cuisine. Encore fallait-il trouver une épicerie ou un supermercado pour s'approvisionner. Ce qui n'a pas été le cas dans bon nombre de villages traversés.
Il y avait heureusement pas mal de bistrots où le matin il était possible de déjeuner et un peu plus tard de commander des "bocadillos al jamon o al queso". Le soir, à l'étape un petit restaurant voisinnait avec l'auberge.
On peut y consommer, pour 6 à 9 €uros, le "Menu du Pèlerin", composé du :
  • primer plato
  • secundo plato
  • postres
  • Pan y vino.
Mais, en petit groupe, il est parfois préférable de prendre quelques "raciones", dans lesquelles chacun va piocher sa part. Surtout lorsque le restaurant propose des spécialités régionales.
Nous avons parfois été déçus par la prestation culinaire de l'aubergiste; Mais le plus souvent nous avons été surpris par la qualité des plats cuisinés, et avons gardé en souvenir une "tarjete" de ces établissements recommandables.


Manger pour cheminer est donc une nécessité. Mais il faut aussi ne pas oublier de boire, chaque jour, les 4 litres d'eau ou de liquides divers qui permettent d'éviter les tendinites.
A l'arrivée à Santiago, le Pèlerin a la possibilité de
manger gratuitement au Parador qui jouxte la cathédrale. Ancien Hospital de Pérégrinos, ce Parador maintient la tradition hospitalière et fait manger chaque jour (matin, midi et soir) 9 Pèlerins munis de leur "Compostelle". Dans le respect de la tradition, j'ai donc pris un repas avec 5 autres Pèlerins dans le "comedor" réservé à cette coutume.


Primer plato, secundo plato, postres, pan y vino.
Servis sur un plateau !



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Published by Jean Claude - dans Camino 2008
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commentaires

Martine, la pèlerine 31/05/2008 23:25

J'ai moi aussi "mendier" mon repas le lendemain de mon arrivée à Santiago... Nous étions 9, la table était pleine... J'en ai gardé un très bon souvenir ... mais j'ai regretté de n'être pas invitée dans la grande salle de restaurant du Parador... magnifique !

Mike 27/05/2008 00:19

de la bonne chère ... pas chère !c'est le coté obscur de la force ... mystique ?