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  • : Pas à pas vers Santiago de Compostela
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  • : étape par étape nous nous rapprochons de Saint Jacques de Compostelle, à la découverte des paysages, des monuments, des pélerins et de la population.
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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 14:04
C'est ce que nous nous disions tous les matins, vers 7 heures, alors que certains Pèlerins indélicats et pressés nous avaient déjà réveillés, dès 5 ou 6 heures, par des bruits intempestifs de préparation de leur sac ou par une bruyante toilette matutinale. Les boules Quiès, efficaces en soirée, ne le sont plus dans la matinée.
C'est aussi le titre d'un excellent livre d'Hervé Bazin que notre Professeur de Français de Première ou de Philo nous avait fait découvrir avec un autre de ses ouvrages :  "Vipère au poing".
Pour les Mystiques (ils se reconnaîtront), ce sont aussi les paroles prononcées par Jésus à Capharnaüm à l'intention d'un paralytique. Tout en lui pardonnant ses fautes, il lui intima l'ordre de se lever, de mettre son brancard sous le bras et de rentrer à la maison.
Sur le Camino, c'est ce qui nous arrivait tous les matins, nous commencions par pardonner à ceux qui nous avaient réveillés avant l'heure, puis nous mettions notre sac sur le dos et nous partions rejoindre la prochaine auberge. ¡ Et ainsi de suite, de pas en pas !
Ce n'est pas parce que nous avons atteint l'objectif, que le chemin est terminé. Il se poursuit toujours dans la tête et dans les faits.
Ainsi, de retour par la route (O Corunia, Gijon, Bilboa, Irun, ...) Faisant une pause à Bayonne, nous avons eu l'agréable surprise de rencontrer une bande de bons copains de la région castraise. Comme nous ils étaient allés se restaurer à la cidrerie TTiPiA (HTTP://TTIPIA.364.FR).

Je n'ose publier les photos compromettantes de la beuverie qui a suivi cette rencontre.

Le lendemain, arrêt sur l'aire d'autoroute d'Hastingues où un espace muséographique est dédié au Chemin de Compostelle.  Il propose aux conducteurs fatigués de découvrir la réalité du Camino et je vous conseille d'y passer quelques minutes, même si tout ce que l'on peut-y voir est factice. Le discours tient la route.

Pour accueillir le visiteur, un Pèlerin, avec sa pèlerine (il pleuvait), pose à l'entrée du musée. On y découvre bien sûr une carte de l'Europe montrant les différents Chemins qui mènent à Santiago de Compostella. Mais aussi la copie d'une enluminure, écrite et dessinée au Moyen-Âge par un moine cistercien ou bénédictin, décrivant l'histoire de Saint-Jacques.

Le moine enlumineur.


Une partie de l'enluminure.

On y apprend, à travers une mise en scène de mannequins, que c'est une vision de Saint-Jacques qui poussa Charlemagne à se rendre en Espagne. (Via Roncevaux, accompagné de Roland).



Puis toujours dans des vitrines, le quotidien du Pèlerin y est représenté sous forme de saynètes, alors qu'une voix numérique distille un commentaire adapté à chaque situation. Ainsi :

Les chemins ne sont pas sûrs, les Pèlerins peuvent être attaqués soit par des loups ou des chiens, et parfois par des voleurs. Le bourdon est alors d'une grande utilité. Nous l'avons expérimenté, à la sortie d'un bois, lors de l'étape qui nous menait à Mélide.

Ce gros chien-loup nous avait laissé passé sans problème puis s'est montré menaçant devant Michou qui fermait la marche. Les cris poussés et mon retour, bâton de marche en l'air, ont fait, heureusement, venir la propriétaire. Sinon, .... le bâton allait jouer son rôle.

Le Pèlerin est propre et dès qu'il en a l'occasion, il se lave et nettoie ses vêtements. L'encens du Botafumeiro permettra toutefois d'assainir l'atmosphère de la cathédrale de Santiago.

Dans de nombreuses auberges, nous avons pu utiliser les moyens modernes de lavage contre une contribution moyenne de 5 €uros, séchage compris. Sinon, avec un peu de soleil et du vent, un fil tendu sous un hangar nous permettait de repartir le lendemain avec du linge propre et sec. Le repassage, c'est une autre histoire !

¡ Un bon essorage et le linge est presque sec (Los Arcos) !

Le chemin est parfois rude, boueux et fatigue le Pèlerin qui n'a pas le courage parfois d'atteindre l'auberge pour s'y reposer.

Nous avons parfois rencontré des Pèlerins crevés. Une bonne sieste réparatrice dans un champ ou à même le chemin donneront l'élan nécessaire à ce jeune Pèlerin qui avait la veille fait une légère Bamboche.

¡ À bientôt !


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Published by Jean Claude - dans Camino 2008
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commentaires

alain 22/05/2008 10:51

Je ne sais ou tu en est côté mystique; mais hier, l'esprit saint est descendu sur Nadine Vincens au cours d'un bon repas au Sapin faisant suite à une 3° journée d'harmonisation: Elle t'envoie son meilleur souvenir !!!les voies de Dieu sont ect.... ect....à plus AL1

Agnès 21/05/2008 09:45

Bonjour,Merci pour ce récit plein de vie, d'humour et de modestie.Buen caminoAgnès

Frédéric JOURDAN 20/05/2008 19:09

Bonsoir Jean-Claude et Anne-Marie, Une sieste au bord de l'eau à l'ombre d'un arbre, ce n'est pas mal.J'ai suivi votre parcours et cela fait rêver!Bisous à bientôtFred